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Marie-Anne Collot, sculptrice des Lumières, exposée au musée des Beaux-Arts

Aurélie Moreau 2 min de lecture
Marie-Anne Collot, sculptrice des Lumières, exposée au musée des Beaux-Arts

Le musée des Beaux-Arts de Nancy met à l’honneur Marie-Anne Collot, sculptrice née en 1748 et morte à Nancy en 1821. Intitulée Seule de son sexe, cette exposition-dossier est à voir aujourd’hui et jusqu’au 24 septembre 2029.

Installé à l’étage du musée, le parcours réunit bustes, portraits sculptés et objets précieux dans une scénographie aux tons rouges. L’exposition s’appuie sur les œuvres conservées à Nancy, complétées par des pièces issues de collections publiques et privées françaises, selon lasemaine.fr.

Des débuts parisiens à une carrière internationale

Marie-Anne Collot vient d’un milieu modeste. À Paris, elle entre auprès du sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne, vraisemblablement comme modèle, avant de rejoindre l’atelier d’Étienne-Maurice Falconet. Celui-ci repère son talent et assure sa formation. Elle devient ensuite portraitiste et reçoit ses premières commandes dans le cercle de son maître.

L’exposition présente notamment des œuvres de jeunesse réunies de façon exceptionnelle. Une lettre autographe de Diderot à Falconet, datée du 15 novembre 1769, ainsi qu’un buste en terre cuite du philosophe prêté par la manufacture de Sèvres, éclairent aussi les liens entre l’écrivaine et l’artiste.

Marie-Anne Collot accompagne Falconet en Russie dès 1766. Elle y réalise la tête de Pierre le Grand pour son monument équestre. Catherine II lui commande des portraits et lui accorde une pension à vie. Sa carrière s’interrompt toutefois en 1783, lorsqu’elle choisit de soigner Falconet, alors paralysé. Sa dernière sculpture connue est montrée ici pour la première fois.

La sculptrice achète ensuite le domaine de Marimont, à Bourdonnay, en 1791. Sa fille transmet en 1866 à la Ville une collection de 37 peintures, sculptures et dessins. Ce fonds, enrichi de prêts du Louvre, de Jacquemart-André et de Versailles, forme le cœur de cette exposition nancéienne.

Source : lasemaine.fr

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